Le loup a disparu de notre pays à la fin des années 30 bien que les derniers loups du Massif Central furent tués en Lozère en 1951 et en 1977 dans le Massif de l’Aubrac, sans certitude qu’il s’agisse des derniers individus sauvages ou de loups échappés de la captivité. Début des années 90, deux loups ont pu être observés dans le Parc du Mercantour.

Des études scientifiques ont démontré que ce retour était naturel. A partir d’échantillons de poils et de prélèvements de tissus, les analyses génétiques ont prouvé que les loups du Mercantour provenaient de la population lupine italienne.
L’important couvert forestier des Alpes italiennes aux Alpes françaises est un terrain favorable pour le déplacement du loup qui peut parcourir des distances de 100km en quelques jours.
De plus, cet environnement à faible densité humaine et abritant de nombreux ongulés sauvages est une condition propice à la présence de loups.
Il est fort probable que les loups qui se trouvent en Espagne puissent franchir un jour la frontière pour se retrouver dans les Pyrénées. L’expérience de blocage observée par son retour dans les alpes pourrait aider à préparer son retour dans les Pyrénées...
Les loups prélèvent environ 2% de la population d’ongulés sauvages. Ils ne sont pas une menace comme peuvent le prétendre certains chasseurs... «Les loups étaient sur Terre bien avant l’homme et n’ont pas entraîné la disparition de quelconques espèces ; peut-on en dire autant de l’homme ? ....».
Ce nouvel équilibre « proie-prédateur » a un impact positif sur la faune sauvage des montagnes et forêts.

Les moutons sont des proies faciles pour les loups.
Ce sont des animaux grégaires qui se déplacent lentement et qui ne sont pas habitués à la présence de prédateurs. Le troupeau peut paniquer en présence des loups et les exciter par leur comportement.
Le loup considère cette agitation comportementale à celle d’un animal blessé. Les loups tuent alors plus de bêtes qu’ils ne peuvent en consommer.
Pour chaque attaque, un garde assermenté établit le constat des dommages et remplit un questionnaire détaillé afin que le vétérinaire puisse juger ou non le fait du loup. C’est sur l’avis du vétérinaire que l’éleveur pourra ou non toucher des primes d’indemnisation.